mardi, février 27, 2007

L'AVARE

ACTE I, SCENE 1

Valère et Elise sont deux amants. Valère est un domestique au service d’Elise, afin de la voir le plus souvent possible. Cette dernière a un père plutôt tyrannique et extrêmement avare, Harpagon ; il est donc difficile pour elle de lui annoncer son amour pour un valet. Le couple discute avec animation à propos de leur flamme. Elle craint malheureusement le mépris et les représailles de son père à l’idée qu’elle puisse éprouver un quelconque amour pour un serviteur. Elise veut également être sûre de la force des sentiments qu’éprouve Valère pour elle, afin de ne pas tout perdre, après une quelconque infidélité. Après quelques paroles échangées, la jeune fille retrouve le sourire et n’a plus de doute. Tandis que Valère essaie de trouver un plan pour épouser son aimée, Cléante, le frère d’Elise frappe à la porte et souhaite parler à sa sœur. Celle-ci compte d’ailleurs lui annoncer sa détresse et son amour avec Valère.

ACTE I, SCENE 2

Elise et Cléante se retrouvent seuls. Le jeune homme entame alors un long discours où il dévoile une importante confidence : lui aussi, aime une jeune femme, malheureusement peu aisée. Son nom est Marianne. Tous deux sont opposés par les cruels dilemmes de l’amour et l’argent.

ACTE I, SCENE 3

Harpagon hurle et tempête contre le domestique de Cléante car il le soupçonne de lui avoir dérobé de l’argent. Malgré ses protestations, il le fouille, le roue de coups de bâtons, puis finalement, le congédie.

Ce n’est qu’une scène secondaire…

ACTE I, SCENE 4

Cléante et Elise vont voir Harpagon afin de l’informer des deux amours qui les tiennent. Mais leur père les coupent et annonce qu’il va se marier avec Marianne et qu’Elise épousera le seigneur Anselme. Son frère, lui, se mariera avec une veuve. La nouvelle le fait tomber à terre. Il renonce à protester et, empli de désespoir, il quitte la pièce. Elise, elle, est plus déterminée et lutte. Elle clame que jamais elle ne se mariera avec cet homme. La discussion tourne alors à une dispute effrénée. Soudain, Harpagon aperçoit Valère et propose à sa fille de le faire juger. Elise est pleine d’espoir et c’est avec un air malicieux qu’elle accepte.

ACTE I, SCENE 5

Elise est bien surprise de la réaction de Valère. Il donne raison à Harpagon, à propos de la chance qu’il faut saisir à marier une fille sans dot, malgré quelques petites phrases détournées qui font voir clair dans son jeu. Tandis qu’il se retire, Elise demande des explications à Valère. C’est avec ironie qu’il dit à son aimée que tout n’est qu’hypocrisie, afin de mettre l’avare à son profit.
Soudain, Harpagon revient et Valère mine de sermonner Elise en lui disant quelques paroles qui pourraient flatter son père de manière détournée. Harpagon est dupe et porte de plus en plus de respect envers un domestique si compréhensif !
ACTE II, SCENE 1

La Flèche va voir Cléante afin qu’ils puissent parler de leurs affaires. Ce dernier compte emprunter de l’argent à son père par l’intermédiaire de maître Simon. Mais des quinze mille livres qu’il voudrait, il ne peut en avoir que douze mille. Tout cela sera complété par des meubles. Cléante est furieux.

ACTE II, SCENE 2

Cléante et La Flèche vont voir maître Simon. Mais une fois arrivés, ils voient Harpagon qui marchande avec le même notaire. Ils s’aperçoivent et Simon explique tout. Une grande dispute s’ensuit, entre Cléante et son père. Ils se quittent finalement, furieux.

ACTE II, SCENE 3

Frosine, une intrigante, attend impatiemment Harpagon à l’entrée de la porte. Celui-ci la fait attendre car il va faire un petit tour du côté de son argent.


ACTE II, SCENE 4

Frosine et La Flèche se retrouvent tous les deux dans le salon et la jeune femme lui explique qu’elle est ici pour utiliser de ses talents avec Harpagon, et elle espère bien amasser un quelconque argent. Mais cela ne déclenche qu’un rire chez La Flèche, qui lui dit qu’elle a beaucoup d’espoir pour penser à cela. Frosine, elle, est sûre d’elle. Mais Harpagon revient et il se retire.

ACTE II, SCENE 5

Frosine et Harpagon se retrouvent seuls et la jeune femme commence à exercer de ses talents hypocrites ; elle flatte tant qu’elle peut l’avare. Quand celui-ci lui demande de lui parler de Marianne, elle en fait d’elle une jeune fille qui n’est séduite que par les vieillards et qui a une extrême aversion envers les jeunes garçons de son âge. Il veut savoir aussi ce qu’il pourrait toucher de Marianne et Frosine a bien du mal à expliquer qu’il y gagnera sur les dépenses qu’elle ne fera point, contrairement à toute femme coquette. Puis Frosine décide qu’il serait bon pour elle de s’en aller. Malheureusement, Harpagon sentant le moment de lui donner de l’argent, la précipite au dehors, sous ses injures cinglantes.